Sa première fois, leur jeu de pouvoir, roman · Chapitre 3 sur 24
Chapitre 3 : À genoux à Caluire
La maison de Léon, à Caluire, avait un mur de jardin, un portail vert et une cuisine assez grande pour nourrir quarante personnes.
Le dimanche soir, il ouvrit lui-même le portail, vêtu d’un tablier, une cuillère en bois à la main.
— Tu es venue à pied ? dit-il.
— Quarante minutes.
— Tu as mal.
— Oui, dis-je, et je sentis le rouge me monter du col jusqu’aux cheveux. — Ça fait du bien.
Il me regarda un instant sans sourire.
— Entre. Enlève tes chaussures. Lave-toi les mains.
Sa cuisine sentait le beurre et le thym.
Une marmite mijotait sur le feu et une bouteille de vin blanc, déjà ouverte, attendait sur la table avec deux verres.
Je me lavai les mains à l’évier pendant qu’il m’observait depuis l’embrasure de la porte.
Je travaillais pour Léon depuis trois mois et, pendant tout ce temps, il ne m’avait jamais rabaissée.
Ce soir, il me faisait me sentir petite, et ça me plaisait tellement que mes genoux tremblaient.
— Dominique m’a appelé hier soir, dit-il. Il m’a dit que tu étais exactement comme tu l’avais écrit.
— Il t’a dit ce que je veux de toi ?
— La page cinq.
— Dis-le.
Il éteignit le feu et s’essuya les mains sur un torchon, sans se presser.
— Tu veux apprendre à sucer une bite, dit-il, et tu veux qu’un homme qui ne te fera pas de cadeau te l’apprenne.
J’avais le visage en feu.
— Oui.
— Alors, à genoux.
Je tombai à genoux sur le carrelage devant lui.
Je sentais le froid à travers ma jupe.
Il se tenait au-dessus de moi, immense, la lumière derrière la tête.
— Les mains dans le dos.
Je les joignis derrière mon dos.
— Tu les garderas là, sauf si je te dis le contraire. Tu feras ce que je te dis, exactement comme je te le dis, et je te corrigerai chaque fois que tu te tromperas. Tu comprends ?
— Oui, Léon.
— Oui, quoi ?
Je ne m’étais pas demandé comment je l’appellerais.
— Oui, monsieur, dis-je.
Une expression passa sur son visage.
— Bien.
Il déboutonna son pantalon lentement, d’un geste assuré, et le baissa avec son caleçon.
Sa bite était déjà à moitié dure, épaisse et lourde, et reposait contre sa cuisse.
J’avais la bouche sèche.
— Regarde-la, dit-il. Prends tout le temps qu’il te faut.
Je la regardai.
Je regardai les veines, le gland gonflé et les poils sombres à la base.
Ma chatte était si mouillée que je le sentais sur mes cuisses.
— Maintenant, ouvre.
J’ouvris la bouche.
— Plus grand.
J’ouvris davantage.
Il posa le bout de sa bite contre ma lèvre inférieure et l’y maintint.
— Lèche, dit-il. Juste le gland.
Je sortis la langue.
Il avait un goût salé et chaud, un peu amer.
Je le léchai en cercle, aussi lentement que possible, et, au-dessus de moi, il expira longuement par le nez.
— Bien. Encore. Maintenant, prends-la dans ta bouche. Les lèvres par-dessus les dents.
Je refermai les lèvres autour du gland et descendis d’un centimètre.
J’avais les yeux qui pleuraient.
— Plus lentement, dit-il en glissant la main dans mes cheveux pour m’immobiliser. Pas besoin de te presser. Je veux sentir tout ce que tu fais.
Je ralentis.
J’appris à plaquer la langue contre sa face inférieure et à le sucer doucement en remontant.
J’appris qu’en creusant les joues, il laissait échapper un son grave dans sa poitrine.
— Bonne fille, dit-il. Recommence.
Je recommençai.
Sa main se resserra dans mes cheveux et il me poussa un peu plus bas.
J’eus un haut-le-cœur.
Il me recula aussitôt, et la bave coula le long de mon menton.
— Respire par le nez. Regarde-moi.
Je levai les yeux vers lui, les larmes coulant sur mes joues.
Il en essuya une du pouce, presque avec douceur.
— C’est la meilleure chose que tu aies faite de toute la soirée, dit-il. Voilà une fille qui s’y prend comme il faut. Encore.
Je la repris dans ma bouche.
Cette fois, il me l’enfonça plus profondément.
Je luttai contre le haut-le-cœur et refermai la gorge autour de lui ; tout son corps frissonna.
— Voilà, dit-il. Reste comme ça.
Je restai là, le nez pressé contre son ventre, sa bite lourde au fond de ma gorge, sans respirer.
Il compta lentement à voix basse.
À cinq, il me libéra.
Je remontai en haletant, la salive pendant à ma lèvre, et je voulais recommencer tout de suite.
— S’il te plaît, dis-je. Encore.
— Dis-moi ce que tu veux.
— Je veux ta bite dans ma bouche, monsieur. Je veux que tu m’apprennes.
— Alors demande correctement. Demande-moi d’utiliser ta bouche.
Ma voix tremblait.
— S’il vous plaît, utilisez ma bouche, monsieur.
Il le fit.
Il prit ma tête entre ses deux mains et me baisait la bouche de longues poussées fermes, assez profond pour me faire suffoquer, assez lentement pour me laisser reprendre mon souffle.
Chaque fois que j’avais un haut-le-cœur, il s’arrêtait pour me laisser respirer, et chaque fois je le reprenais.
J’avais mal à la mâchoire.
Mes tétons étaient si durs qu’ils me faisaient mal contre mon chemisier.
Sans mes mains, je ne pouvais pas me toucher, et le besoin entre mes jambes était pire que tout ce que j’avais jamais ressenti.
— Tu remues, dit-il.
— Je suis désolée.
— Ne sois pas désolée. Tu fais exactement ce que je veux.
Son souffle était devenu plus saccadé.
— Je vais jouir dans ta bouche, dit-il. Tu avaleras tout. Tu le veux ?
Je levai les yeux vers lui, les lèvres étirées autour de sa bite, et hochai la tête aussi fort que je pus.
— Bien.
Il s’enfonça profondément une dernière fois et me maintint la tête là.
Sa bite tressaillit, et un liquide chaud et salé remplit ma bouche par épaisses pulsations.
J’avalai.
J’avalai encore, puis encore, et ma gorge se contracta autour de lui jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.
Il se retira lentement.
Je me léchai les lèvres sans détourner les yeux de lui.
Il me regarda de haut, la poitrine haletante.
Puis il s’agenouilla devant moi sur le carrelage, prit mon visage entre ses deux mains et m’embrassa, goûtant sa propre saveur sur ma langue.
— Tu es stupéfiante, dit-il contre ma bouche.
— Je veux recommencer.
— Plus tard. Il rit d’un rire grave et chaleureux qui me remua le ventre. Viens manger. J’ai préparé un ragoût.
Il m’aida à me relever et m’enlaça par-derrière de ses grands bras.
Je m’appuyai contre son torse, tremblante, les cuisses poisseuses, la bouche endolorie.
Sa barbe râpa ma tempe.
— Demain, c’est Auguste, dit-il doucement.
— Je sais. C’est sur ma liste.
— Elise. Il resserra ses bras autour de moi. Auguste n’est pas tendre.
— Je ne lui ai pas demandé de l’être.
— Je sais, dit Léon. C’est bien ça qui m’inquiète.